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À propos de patrimoinesvalleesdescabardes

LES MOULINS A HUILE

29 mars 2009

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 …Le procédé d’extraction de l’huile s’appuyait sur deux étapes essentielles : la trituration à sec et le pressage. Dans un premier temps les olives étaient broyées par une meule en pierre de forme cylindrique qui, placée à la verticale, tournait autour d’un axe horizontal. Il s’avérait nécessaire de ramener constamment sous la meule, à l’aide d’une pelle, les olives éparpillées. Après obtention d’une pâte homogène, celle-ci était retirée et placée dans une auge le plus souvent en pierre.

                               scourtin3.jpg 

 Commençait alors une opération délicate dont dépendait la réussite du pressurage : le remplissage des scourtins. Une fois remplis, ces cabas en fibre  à la forme de bérets basques étaient empilés sur un pressoir. On pouvait procéder ainsi à une première pression. L’huile s’écoulait dans une comporte ou une fosse. Cette huile, obtenue à froid, comme celle recueillie sur les parois du récipient contenant précédemment la pâte pouvait prétendre à l’appellation d’huile vierge. D’après le baron Trouvé, « cette huile a plus le goût du fruit, mais elle ne conserve pas si bien ». Après avoir réparti une nouvelle fois la pâte dans les scourtins qui étaient arrosés avec de l’eau bouillante, avait lieu une deuxième pression. Parfois une troisième. A ce stade le marc contenait encore des matières grasses extraites par un quatrième pressurage et utilisées pour l’éclairage et la savonnerie. Cette huile de qualité inférieure appelée huile lampante, était également utilisée dans
la Montagne Noire,  pour le travail de la laine dans « les manufactures de draps »…

 Paul AGNEL 

LA GROTTE DES CORDONNIERS (commune de Trassanel)

29 mars 2009

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  …La découverte d’ossements humains montre que la cavité a servi à un moment donné de grotte sépulcrale. Malheureusement, le remaniement des couches archéologiques ne permet pas de préciser aujourd’hui à quelle période la cavité a été utilisée pour cette activité. Il est donc impossible de savoir si  certains vases ont été liés à la fonction funéraire. Par contre, la grande quantité d’ossements d’animaux témoigne d’un site d’habitat.

Le nombre de poteries montre une occupation intensive du site. Cette occupation s’est échelonnée du néolithique final , jusqu’à l’Age du bronze final, représenté par vingt et un vases , en passant par l’Age du bronze ancien moyen.L’exiguïté de la cavité laisse supposer que l’habitat principal se situait dans le porche d’accès. La roche surplombant chaque coté de l’entrée pouvait accueillir une toiture, offrant ainsi un abri idéal. La galerie ne pouvait servir que d’abri temporaire. Elle devait surtout être utilisée pour entreposer les denrées alimentaires dans des vases  et les maintenir à une température convenable pendant les périodes de grosse chaleur.On peut s’étonner de la situation de cet habitat dans une zone aussi rocailleuse et dénudée. Cet endroit serait plutôt propice à la chasse. Or, nous sommes dans une période où l’élevage prend une place de plus en plus importante dans la vie ou la survie des gens. On peut donc penser que les grottes présentaient assez d’avantages pour influer sur le choix de leur lieu d’habitat. Les archéologues ne peuvent que s’en féliciter, car le mobilier, parfaitement conservé, nous permet aujourd’hui de faire de belles découvertes et ainsi de mieux connaître et comprendre la vie de nos lointains ancêtres. 

Jean Pierre PERRAMOND

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