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À propos de patrimoinesvalleesdescabardes

FLORE ET PAYSAGES DES ILHES-CABARDES

29 mars 2009

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Des odeurs de bitume au goût de miel…

…Nous rentrons alors typiquement dans la garrigue à Chêne-kermès ou cocciféraie où se côtoie une livrée de plantes calcicoles et odorantes : le Thym, le Ciste cotonneux ou Ciste blanc aux belles corolles roses. Si les bergers détruisaient par le feu le Kermès, pour épargner la langue de leurs brebis, ce Chêne repartait de plus belle par ses racines drageonnantes tout comme le Ciste à feuilles de Sauge, alors que les nombreuses graines des autres Cistes blancs et de Montpellier y étaient largement favorisés. Face à ce taillis, côté amont, au pied des rochers, au niveau herbacé, l’œil est attiré par de petites touches jaunes d’Orpin réfléchi et de trèfle jaunâtre égayant de rares clochettes mauves des Campanules raiponces et de nombreuses têtes globuleuses couleur lilas de Psoralée bitumineuse ou herbe au bitume. Tandis que l’homme consom mait en salade les stolons de Campanule, les feuilles de Psoralée dont les glandes dégagent une substance forte à  odeur de bitume que l’on sent en froissant les feuilles avaient un usage pharmaceutique, mais cette grande luzerne qui, peu sociale, affectionne les coulées de solifluxion, attire les insectes par son nectar produit et est très convoitée par les moutons ce qui lui a valu aussi le nom occitan « d’engraissamotons ».

            cistecotonneux.jpg       campanules.jpg 

Ces fleurs appartiennent à la pelouse à Brachypode rameux ou Baouque où poussent aussi  la Centaurée noire, le Fenouil, le Liseron de Biscaye aux fleurs roses, l’ail sauvage et la Rue d’Alep (famille du citronnier !) à l’odeur forte et agressive, lorsqu’on la froisse ; on en extrayait un aldéhyde pour l’industrie du parfum. Dans la rocaille pousse aussi le Dompte-venin noir….    

Christine STHEMER 

                                                  

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PROMENADE NATURALISTE DANS LA MONTAGNE NOIRE

28 mars 2009

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… Quant à la Vallisnérie (Vallisneria spiralis), la température locale fraîche ne permet pas encore de la trouver ailleurs qu’au Canal du Midi.Ses longues et étroites feuilles immergées comme la chevelure d’une Ophélie méridionale font la parure des aquariums. Mais un essai d’intégration de plusieurs pieds de cette plante dans l’eau de mon jardin s’est soldé par un échec (fraîcheur et acidité de l’eau sans doute ?). L’intérêt que je lui porte est lié à sa reproduction sexuée. A la bonne saison, la plante mâle émet une longue tige simple au bout de laquelle va se détacher une fleur mâle qui va flotter. D’un autre côté, le pied femelle va développer une fine tige coiffée d’un ovaire sans pétales ni sépales. Mais la particularité de cette plante est l’organogenèse de cette tige, d’abord tortillée comme un fin ressort cylindrique au fond de l’eau; ensuite, ce ressort se déploie et s’étire, pendant des jours, jusqu’à venir amener  l’ovaire à la surface de l’eau, à la rencontre des gamètes mâles. La fleur mâle se détache de sa tige pour s’approcher de la fleur femelle. Là s’opère la fécondation et, une fois terminée, le ressort se rétracte vers le fond de l’eau où se fera dans la tranquille sécurité de la   plante-mère la gestation des graines. Mais comme dirait Victor Hugo,  mon bassin sauvage « ne montrait pas » de Vallisnérie, (mais alors à quoi bon en parler mon cher Victor Hugo !)…

Dr. Francis MAURY 

USAGES ET QUALITE DES EAUX DE L’ORBIEL

28 mars 2009

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… En amont au-dessus de Miraval, 4 petites centrales hydroélectriques privées, dont on peut suivre les conduites forcées, ont vu le jour il y a une quarantaine d’années ; leur puissance varie de 1,8 à 3 millions de kilowatts selon les pluies. L’électricité est vendue à EDF ce qui renforce en bout de ligne celle des Martys. Mais, du fait de la loi sur l’eau, le débit de l’Orbiel ne doit pas être inférieur à 100 l/s et celui qui ressort des centrales doit atteindre au minimum 5 l/s

Au Mas-Cabardès, à la pisciculture, on élève des truites dont les alevins sont achetés en pays de Sault, ce qui engendre en aval une légère pollution organique rapidement résorbée par l’autoépuration naturelle de la rivière (activité des microorganismes). Plusieurs réserves de pêche jalonnent la rivière : Miraval, Lastours et le Mas-Cabardès, dont l’alevinage (en truites) est prévu en février. L’Orbiel en amont de Conques et la Clamoux en amont de Villeneuve-Minervois sont classés en première catégorie, c’est-à-dire que la pêche y est permise du 2ème samedi de mars au 3ème

dimanche de septembre, la taille de la Truite fario minimale étant de 20 cm.

En amont des Ilhes, la rivière est longée par de fines conduites d’eau qui devaient alimenter à partir de barrages mobiles de nombreuses petites exploitations textiles, des moulins et des foulons. On pouvait surélever ces barrages par des crêtes en bois dont les interstices étaient remplis de gravier ; ainsi le barrage de M. Castel venant du cadastre de 1858…

Christine STHEMER 

ERNEST FERROUL

21 janvier 2009

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Son rôle dans la crise viticole de 1907 

Militant socialiste, puis adhérent de la S.F.I.O. en 1906, il est élu à plusieurs reprises député et maire de Narbonne. Une fois rallié à la cause de Marcelin Albert, le dimanche 5  mai 1907, lors du grand « meeting » de Narbonne, il monte le premier à la tribune (tendue de rouge) et c’est au nom de cette ville qu’il salue l’ensemble des viticulteurs venus manifester et qu’il rend hommage à l’action du Comité d’Argeliers. Le 12 mai suivant, au rassemblement de Béziers, il lance un ultimatum au gouvernement: si le 10 juin celui-ci n’a pas tout mis en œuvre pour relever le cours du vin, les conseils municipaux démissionneront et feront la grève de l’impôt. Effectivement, le 10 juin, face à l’inertie du pouvoir central, il démissionne. Dans les arrondissements de Narbonne et de Carcassonne, son exemple est suivi par une majorité de maires ou de conseillers municipaux. La même année, il organise la Confédération Générale des Vignerons dont il obtient la présidence le 22 septembre 1907.…/Paul AGNEL

 

CRISE VITICOLE DE 1907

21 janvier 2009

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Un bref aperçu de la situation

 Au tout début du XX° siècle, l’effondrement du cours du vin a des conséquences économiques désastreuses pour l’ensemble des départements viticoles du Midi. Désastreuses et particulièrement dramatiques pour l’Aude où les salaires des ouvriers sont les plus bas. Et ce sont les grèves ouvrières des années 1903 et 1904. La crise économique est liée à la surproduction mais surtout, aux yeux des viticulteurs méridionaux, à la fraude : chaptalisation, mouillage, fabrication de vins artificiels. De telles pratiques constituent une concurrence déloyale envers la viticulture du sud de la France, contraignant certains propriétaires en grande difficulté à licencier leurs ouvriers et de ce fait à les plonger dans la misère.

Un objectif: lutter contre la fraude 

Les communes viticoles du Cabardès connaissent une situation tout aussi déplorable, aggravée par des conditions climatiques défavorables comme la sécheresse ou les orages de grêle de 1906. C’est pourquoi les conseils municipaux regroupant en leur sein une majorité de viticulteurs se sentent concernés par ce problème et tentent d’y apporter des solutions. Ils attendent de l’Etat la répression de la fraude comme le suggère le conseil municipal de Trèbes.

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Paul AGNEL

 

LASSAC, LES PREMIERS TERMES DE LA COUVERTURE TERTIAIRE

21 janvier 2009

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Une montagne très ancienne 

Rapidement, situons la Montagne Noire en terme de géologie. C’est la terminaison méridionale du Massif Central, une des composantes d’une chaîne de montagnes anciennes étendue, la chaîne hercynienne formée à la fin de l’ère primaire, entre -360 et -300 millions d’années.

Ces nouveaux reliefs hercyniens sont probablement très rapidement érodés, sur une longue période, pendant toute l’ère secondaire, environ 200 millions d’années. Emergées, ces masses continentales sont soumises aux divers agents d’érosion, sous un climat globalement de type tropical humide. Leur disposition évolue au cours des temps géologiques, la répartition des terres et des mers entraînant, pour la bordure de la Montagne Noire, des arrivées sédimentaires, d’un océan atlantique ancien, situé plus à l’ouest.

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Les calcaires thanétiens 

L’une des premières notices géologiques du département de l’Aude est due à Oscar Rolland du Roquan . Dans la description des « terrains éocènes (Tertiaire inférieur) » il note « A  Montolieu, ainsi qu’au Sindilla près Conques, il existe encore un banc de calcaire d’eau douce inférieur aux couches à Nummulites » où M. Braun a découvert « au moins 14 espèces de coquilles encore inédites des genres Physa, Limnea, Pupa, Cyclostoma, etc. ».

J.-B. Noulet, professeur d’histoire naturelle médicale à l’école de médecine de Toulouse, étudie avec précision les « calcaires durs et compacts de la base » ; ils sont dit-il « ordinairement blancs ou grisâtres, d’une faible épaisseur, d’origine lacustre et terrestre, ainsi que le prouvent les gisements de Montolieu et de Conques », c’est-à-dire du Sindilla.

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Jean-Claude CAPERA 

 

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