PROMENADE NATURALISTE DANS LA MONTAGNE NOIRE

28 mars 2009

Cahier n°01

… Quant à la Vallisnérie (Vallisneria spiralis), la température locale fraîche ne permet pas encore de la trouver ailleurs qu’au Canal du Midi.Ses longues et étroites feuilles immergées comme la chevelure d’une Ophélie méridionale font la parure des aquariums. Mais un essai d’intégration de plusieurs pieds de cette plante dans l’eau de mon jardin s’est soldé par un échec (fraîcheur et acidité de l’eau sans doute ?). L’intérêt que je lui porte est lié à sa reproduction sexuée. A la bonne saison, la plante mâle émet une longue tige simple au bout de laquelle va se détacher une fleur mâle qui va flotter. D’un autre côté, le pied femelle va développer une fine tige coiffée d’un ovaire sans pétales ni sépales. Mais la particularité de cette plante est l’organogenèse de cette tige, d’abord tortillée comme un fin ressort cylindrique au fond de l’eau; ensuite, ce ressort se déploie et s’étire, pendant des jours, jusqu’à venir amener  l’ovaire à la surface de l’eau, à la rencontre des gamètes mâles. La fleur mâle se détache de sa tige pour s’approcher de la fleur femelle. Là s’opère la fécondation et, une fois terminée, le ressort se rétracte vers le fond de l’eau où se fera dans la tranquille sécurité de la   plante-mère la gestation des graines. Mais comme dirait Victor Hugo,  mon bassin sauvage « ne montrait pas » de Vallisnérie, (mais alors à quoi bon en parler mon cher Victor Hugo !)…

Dr. Francis MAURY 

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